a research on rising warmth with a few detours
2019


a printed bookform on my on-going research on warmth (presented during final jury @KASK, Jun 2019)

“Clémentine presents a set up that seems simple at first glance. She is welcoming the jury and spectators to gather on a round woolen carpet. A video is shown that documents the making of a ceramic oven. A joyful participatory project that she carried out with fellow students. The video explains her interest in heat and fire as a transformative culture producing process. A workbook expands the subject by combining historic facts and fictions, imagery that was found online and other elements in a unity in which temerature is the editorial principle.

  The structure of the book, organized around rising temperatures, conveys a deep reflection on the entwinement between the chemical and the cultural. It is at once an intellectually exciting piece and one that leaves much room open to the viewer’s imagination thanks to the vitality of its aesthetics (beautiful assemblage of pictures, stimulating texts). “
if you want, pdf. is available, contact vaultier.clementine@gmail.com


















excerpt of a transcript of a discussion about my book with Aurore. 

“    Dans le bouquin j’ai tout réorganisé par température, parce que j’avais une dose de sujets et je ne savais pas trop comment faire. Je me suis dis en fait, tout ça ça a un lien avec la chaleur, donc la température. et du coup j’ai mis des sortes de chapitres bout à bout le long de l’échelle de temperature (et que j’ai articulé dans tous les sens dans ma tête) : congélation / préhistoire - hiver / conservation - été / festivité - bbq / four …  Les limites sont progressives, entre ton toi qui est au ralenti en hiver, qui fait la fête en été, si tu rajoutes 30°C degrés de plus, tu cuis comme la viande que tu manges. j’aimais bien cette continuité de matière. ensuite viennent d’autres matières qui demande des températures encore plus hautes, et qui ont nécessité une accumulation de techniques en perpétuel evolution avec les états de savoirs, de sciences, etc des époques. donc indirectement il y a une sorte de trame temporelle : on fini avec la meilleure compréhension de l’excitation moléculaire dans la technologie du plasma qui reproduit une sorte d’éclair, température la plus haute appréciable sur la surface de la terre, qui permet de découper le métal avec une précision folle, une rapidité folle aussi et qui pousse l’industrie a se perfectionner, de la même manière que la compréhension de principes d’isolation, d’apport d’air et de combustible pour nourrir un feu a permis de faire évoluer le four alimentaire en four assez performant pour transformer l’argile en céramique pérenne (573°C).

Il y a donc un élément d’apprentissage progressif, souvent basé sur la soif de comprendre, sur l’expérimentation et le fun mais surtout donc sur la reproduction et l’imitation, basée sur l’observation de ce qui est visible dans notre environnement (reproduction d’un bestiaire en céramique par des peuplades survivant de la chasse, arrivée de la porcelaine asiatique par l’ouverture du commerce maritime jusqu’alors inconnu : on tente de reproduire la technique, observation de phénomène physique comme la pression…)

je voulais aussi attirer l’attention sur le dynamisme de toute chose, de décloisonner ce qu’on pense comme des oppositions : artisanat / industrie, technique / technologie, primitif / initié, animal / humain. qui sont pour moi plutôt à la limite des evolutions, des dynamiques, voir des perceptions de contextes différents. Les valeurs qui en découlent plus largement sont l’empathie, la solidarité, la communication, l’accueil (que je met en parallèle de phénomène physique comme la porosité, la perméabilité)

Il y a aussi un élément de progression exponentielle vers une chaleur inqualifiable, incompréhensible par nos sens corporels, qui en l’occurence est représenté par le dernier “chapitre” (disons plutôt marqueur) les éclairs : force qui vient du dessus et frappe. avec une notion imprévisible et quasi-sacré, en tout cas symbolique. Vu l’idée de progression temporelle via la chaleur, on s’éloigne petit à petit du feu premier pour aller vers des technologies évoluées, on pe

ut aussi se poser la question de la suite ? et d’une limite ? ou d’une explosion ? d’une rupture. enfin en tout cas d’un inconnu. en lien avec la grandeur d’éléments naturels qui dépasse la condition humaine. ça replace l’humain dans un système d’échelle plus grand.”